3 Leçons apprises avec le défi sablier

Il y a quelques temps je partageais avec vous mon intention de me prêter au défi d’écriture imaginé par Samantha Bailly. Finalement, ce challenge n’aura pas du tout tourné comme je l’imaginais. Il n’en reste pas moins que j’en tire quelques leçons qui, je l’espère, s’avéreront profitables à l’avenir.

1/ Ne pas laisser tomber avant d’avoir commencé

Ça peut sembler la base, mais pour moi c’était loin d’être acquis. J’ai tellement peu confiance en moi, que je préfère souvent abandonner avant de connaître l’échec. C’est ridicule, mais aussi et surtout handicapant au quotidien.

Au moment de commencer le défi sablier j’étais complètement crevée, et je m’étais inscrite sur un coup de tête. De plus, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que cinq minutes à peine, c’était vraiment risible comparé à celles qui se lancent et arrivent d’emblée à prolonger et / ou écrire beaucoup de mots en si peu de temps.

Finalement j’ai réalisé que tout ça c’était juste un tas de bonnes excuses pour éviter de me confronter à mes angoisses de la page blanche et mon bon vieux syndrome de l’imposteur1.

Cinq minutes c’est peu en effet, mais justement c’était le but. Je me suis lancée, j’étais rouillée, ce n’était pas formidable, mais ça m’a aidé à passer le cap et je suis bien contente.

Conclusion : ma mère me dit perpétuellement que « 100% des gagnants ont tenté leur chance ». Elle a raison vraiment. Stop aux bonnes excuses et vive l’action !

2/ Saisir l’inspiration

J’ambitionnais, plus ou moins secrètement, de tabler sur des récits de fiction pour le challenge, mais finalement c’est ma créativité professionnelle qui a pris le dessus. Sur l’instant ça m’a vraiment contrariée, ce n’était pas ce que je voulais. Au bout d’un moment j’ai compris que j’avais une vraie dose d’inspiration pour quelque chose et que ça valait quand même coup de l’explorer. Exit littératures de l’imaginaire, bonjour préparations de cours et de mémoire.

A ce moment là j’ai beaucoup écrit et j’ai énormément avancé dans mon travail. Malgré ma déception initiale, je réalise maintenant que c’était une très bonne chose. Ces dernières semaines j’ai eu un boulot monumental, et si je n’avais pas consacré mon défi d’écriture à cette créativité professionnelle j’aurais clairement été sous l’eau. Au moment clé je n’ai eu qu’à relire et réarranger mes idées : mes séances étaient prêtes et j’ai passé une inspection géniale !

Conclusion : telle une surfeuse avec la vague, il faut saisir l’inspiration quand elle se présente.

3/ Anticiper

Ça fait une petit moment que je suis habitée par un récit, j’y pense très souvent, et je le garde en moi comme un petit trésor personnel. D’ailleurs, j’ai exactement en tête la scène de fin. Je pensais que le défi sablier me permettrait peut-être de poser les choses sur papier et de sortir cette histoire de mon système. Je me trompais.

Je me suis rendue compte dans un premier temps que cette histoire me tient vraiment à cœur, que ça fait quelques années que je l’imagine et la fait grandir intérieurement. Je n’ai pas envie de « la faire sortir de mon système », j’ai envie de prendre le temps et de la construire et de faire de mon mieux.

Dans un second temps je me suis rendue compte que je ne suis pas / plus du genre à écrire au fil de la plume. Si je n’ai pas du tout réussi à donner corps à mon histoire pendant cette semaine d’écriture, c’est tout simplement que je n’avais pas préparé le terrain concrètement et que c’était trop ambitieux pour moi.

Conclusion : je vais mûrir encore et anticiper le jour où je serai vraiment prête avec des petites choses simples, telles que la construction de fiches de personnages par exemple.

✨ ✨ ✨

Le défi sablier a confirmé ce que je pressentais depuis un moment : l’écriture me manque et je me fais complètement bouffer par mes angoisses (je suis nulle, les autres vont se rire de moi, ça ne vaut pas le coup que je me lance…). Ce n’est pas évident de vivre dans l’ombre de personnes passionnées par l’écriture avec des personnalités flamboyantes – et forcément tellement plus intéressantes que moi, n’est-ce pas…

Alors je vais procéder comme pour tout le reste ces dernières années : step by step et tout en douceur. Après tout, s’il y a bien une chose que j’ai apprise c’est d’arrêter de tout laisser tomber avant de commencer…

Et vous, comment ça va avec l’écriture ?

1 Ce truc-là m’a conduite à dire au directeur du collège où j’étais affectée à la rentrée que tout ça était une gigantesque erreur, que je n’avais rien à faire là parce que j’avais réussi le concours sur un coup de chance et que je n’étais franchement pas faite pour être prof. Le jour de notre rencontre. Oui…

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