🌻 Bien-Être

Du minimalisme vers la simplicité

Sur le blog je n’utilise pas le terme « minimalisme » seul, je l’associe à la simplicité. J’ai pensé que vous pourriez vous demander pourquoi et je souhaite expliquer un peu ma réflexion.

Je m’intéresse depuis 2007 au minimalisme. J’ai eu le temps de voir fleurir nombre de blogs sur le sujet et de nourrir mes propres réflexions à propos d’un mode de vie qui s’est transformé en mode tout court.

J’ai le sentiment qu’en France le minimalisme connait un développement à plusieurs vitesses. Il y a eu les pionnières comme Marie (Une Chic Fille) qui ont expérimenté le sujet pour nous à travers leur dressing et ont donné envie à leurs lectrices de s’y essayer. Peu à peu le sujet s’est développé à plus grande échelle et pendant que nos aînées frayaient leur chemin, d’autres ont embarqué dans le grand train du minimalisme qui promet de nettoyer l’espace pour nettoyer l’esprit.

Avec le temps j’ai l’impression que le minimalisme s’est « gourouisé ». D’un édifice de pensée auquel chacun pouvait apporter sa pierre, le minimalisme s’est changé en art dont les maîtres à penser se sont fait les grands architectes. Nous avons découvert qu’il fallait vivre avec cent objets et maîtriser ses déchets. Après la démarche personnelle de simplification de vie, le minimalisme devenait une entrée vers le collectif, que dis-je le politique !

C’est excitant d’en voir les mille possibilités ! Oui, décidément le minimalisme est à la portée de tous et bientôt chacun se fera presqu’un devoir de s’y conformer. Parce que le minimalisme c’est bon pour soi et c’est bon pour les autres.

Et puis, quelques petites choses m’ont un peu dérangée. J’ai commencé à avoir le sentiment qu’à trop uniformiser le minimalisme et idéaliser les grands maîtres de la pratique, nous perdions peut être un peu notre individualité. Que les minimalismes avaient tendance à se perdre au profit d’une vision plus globale et plus lisse faite de jolis fonds blancs et de canapés scandinaves (ne vous y trompez pas, j’adore les fonds blancs et les canapés scandinaves, mais il faut bien le dire on en voit partout !).

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que le minimalisme à la française entre dans une phase toute neuve et intéressante de son histoire. Nos aînées, les vétéranes du minimalisme, ont testé et analysé le processus depuis un moment déjà. La théorie est devenue pratique. Au moment du bilan la phase lune de miel débouche sur la remise en question et offre aux lectrices de prolonger les réflexions et parfois de nouvelles solutions.

Je trouve ce rappel que le dogme ne sied pas à tous frais, instructeur et pertinent. Il n’existe pas un minimalisme mais des minimalismes, c’est un mode de vie comme un autre dont la finalité est de nous épanouir, pas de nous auto-flageller.

Pour un mouvement censé faciliter la vie, le minimalisme occasionne de sacrées prises de tête. J’aime intellectualiser les choses, mais à force de penser en termes de concept et de potentialité j’oublie de vivre. Je vous l’ai dit dans mon article introductif, je souhaite alléger mon esprit autant que mon quotidien pour trouver la paix et la sérénité. J’ai choisis d’ajouter le terme de simplicité à celui de minimalisme pour me rappeler que l’épanouissement est mon vrai but. Le minimalisme est juste un moyen.

Lire aussi:

☛ Une Chic Fille – Rangée (part. I) – Rangée, suite de la réflexion (part. II)

☛ Les Chroniques de Koyangi – Post-minimalisme

☛ Léger comme une plume – Le minimalisme à l’épreuve des enfants

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Un commentaire sur “Du minimalisme vers la simplicité

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