The Hobbit : I’m going on an adventure

Je suis allée voir The Hobbit hier soir. Entendre cette chanson tandis que le titre s’inscrivait à l’écran m’a ramené une dizaine d’année en arrière, lorsque la minie moi voyait enfin pour la première fois s’animer les images tirées des écrits qui avaient passionné son petit cœur quelques années plus tôt. C’était en quelque sorte rentrer d’un long voyage pour retrouver la maison, dans un endroit confortable et chaud, oublier que la vie et ses détours étaient passés par là.

Je me rappelle avoir lu le livre de Tolkien lorsque je devais avoir une huitaine d’années, avoir été enthousiasmée par les chansons qui parsemaient le roman au point de vouloir moi aussi en écrire à propos de guerriers retrouvant leurs foyers après de grandes batailles forcément épiques. Et pour tout avouer il faudrait également préciser que j’avais quand même un côté midinette : j’étais « amoureuse » de Fili et de Kili. Les deux oui. J’étais comme ça moi. Voir ces deux acteurs incarner ses personnages m’a fait un véritable coup à l’âme et pour la première fois la fangirl en moi qui s’était endormie à la fin du Retour du Roi s’est réveillée, perdant de fait toute impartialité. J’ai ris aux éclats et senti mon petit cœur tambouriner, à certains instants ce sont des phrases entières du livre qui me revenaient en mémoire et affluaient avec une force qui ne pouvait qu’accentuer mon émotion.

Et puis, force est de constater aussi que les années ont passé. L’adulte en moi est allée voir The Hobbit en version originale. Entendre ces chansons, être capable de les comprendre, m’a fait prendre conscience que je pouvais trouver la langue anglaise belle. Je suis une spécialisation en anglais et partage de nombreux cours avec des étudiants de licence d’anglais. Ce semestre j’ai étudié Joyce et Shakespeare en langue originale. Mais entendre un professeur nous les lire, où regarder une version télévisée ne m’a jamais prise aux tripes. Lorsque j’ai vu sur cet écran géant les héros de mon enfance chanter ces poèmes qui avaient tant marqué la petite fille que j’étais, j’ai touché du doigt une nouvelle dimension littéraire que je me désespérais jusqu’à présent d’atteindre.

Aller voir The Hobbit plus d’une dizaine d’années après m’être sentie happée par cette œuvre sous toute ses formes, c’est en quelque sorte boucler la boucle. Savoir que les années ne m’ont pas tant changé, et que la minie moi n’est pas tout à fait éteinte. Tout cela revêt une portée hautement symbolique. J’ai pris il y a peu des décisions pour mon avenir à court terme, des décisions qui rentrent peut-être en relation avec The Hobbit, The Lord of the Ring et ce qu’ils m’ont apporté lorsque j’étais enfant. Ressentir ces émotions c’est une confirmation, et peut être imaginer que j’ai trouvé ma voie.

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